20ème édition du salon de EU (76)

Le 18/05/2019 la cour d’honneur du château et les anciennes écuries – EU

Mon commentaire de la journée :

Dans l’une des alcôves en U, j’étais placée tout au fond de la rangée, donc dans le renfoncement par rapport à la rangée du fond. Zone difficile sinon impossible d’accès dès qu’il y a un peu de monde. Voyez ce que ça donne sur la photo. Impossible de changer de place, toutes sont occupées.
Je prends donc mon mal en patience, et ne signe rien de la matinée, les visiteurs ne pouvant m’approcher et se contentant donc de jeter un œil de loin. Je regarde les autres auteurs signer, il y a moins de monde que les autres années, mais tout de même .
La solution à mon problème serait de tirer la rangée d’une dizaine de cm vers l’allée centrale pour la décaler du fond;
A l’heure creuse du déjeuner, il reste avec moi un auteur de ma lignée, je lui suggère mon idée, qui me donnerait un peu plus de visibilité sans gêner quiconque. Notre rangée est constituée de deux longues tables posées sur tréteaux, à nous deux on peut tout déplacer. Mais c’est sans compter sur le manque d’amabilité de ce cher Monsieur qui me répond « pas question, je vous laisse faire ça toute seule »
Jacky Moreau, si un jour vous vous trouvez dans cette situation, vous repenserez à moi et à votre refus d’aide. Vous méritez que je vous nomme; après tout quand on remercie on donne le nom des personnes, eh bien idem quand on ne remercie pas !
Et je suis bien contente de vous avoir observé plutôt bredouille aussi, malgré votre papier qui disait 2 achetés 1 gratuit.
Et pour mes remerciements, je nommerai Alfred Gilder, auteur rencontré au salon de Longwy fin mars, et retrouvé dans le train pour EU. Il était prêt à déplacer les tables pour moi, mais monsieur Ronchon étant assis à sa place, il aurait peut-être fallu aussi le déplacer de force, je n’ai pas accepté.
En désespoir de cause, je suis allée trouver les libraires, et je leur ai dit qu’ils pourraient tout aussi bien me raccompagner sans attendre à la gare, je ne pouvais pas rester à cette place qui n’en était pas une, elle n’aurait pas dû être attribuée à qui que ce soit. Aussitôt on est allé me chercher une petite table d’appoint, qui m’a permis une installation qui fait complètement rattrapage, mais il fallait tenter. Bien évidemment ça dépareille dans le décor, et j’ai la nette impression d’être collée là pour remplir, mais d’être en trop. Quelle impression vous donne la photo ?
J’étais enfin abordable, j’ai pu avoir des échanges, mais rien n’a abouti, la poisse me collait, il y a même un homme qui m’a fait remarquer que ma table était la seule à ne pas être nappée. Bref quand une journée commence bien, en général c’est parti pour toute la journée… eh bien pareil quand une journée démarre mal, il y a peu de chance pour que la balance penche soudainement dans l’autre sens : j’ai donc eu droit à ce religieux qui me dit je n’ai pas les moyens mais vos 4 livres m’intéressent, notez-moi les titres et les prix sur votre carte de visite. Une autre me dit avoir acheté le Grain de Riz il y a 2 ans, avoir été très marquée par ce livre qu’elle a adoré, mais n’a pas un sou sur elle pour prendre la suite qui la tente. Je lui réponds qu’elle peut payer en carte ou chèque, mais non elle n’a rien sur elle.
Et cette autre qui lit longuement la 4ème de la réalité du rêve, qui se parle à elle-même en disant il me parle celui là, et qui le repose en se sauvant presque.
Et celle-ci, attirée par la couverture de la réalité du rêve, par l’histoire, qui m’écoute, qui le voudrait, et quand je lui demande si je le lui dédicace elle me répond qu’elle va réfléchir encore.
Et cette grand-mère aussi, qui refuse à Stella la requête alors qu’elle tient le livre contre son cœur après en avoir lu un extrait.
Et d’autres visites, toutes plus décevantes les unes que les autres; jusqu’à ce couple qui adore le paranormal, surtout lui, tous les trois nous discutons un bon moment, et flop ça se finit par un « mais on a encore plein de livres à lire avant d’en racheter d’autres »
Vous faites quoi alors dans un salon du livre ? Non, je ne l’ai pas dit…
Dans cette vilaine journée, un rayon de soleil, une belle rencontre, il s’agit de Danièle Gilbert, une femme chaleureuse et très sympathique, qui m’a même proposé de me faire une place à côté d’elle. Les places individuelles étant assez étroites, cela aurait été difficile, mais si j’avais accepté elle l’aurait fait, au risque d’avoir la grimace de ses voisins. Merci Danièle de ta grande générosité.
J’ai été aussi heureuse de revoir Isabelle Rochet, que je n’avais pas revue en salon depuis des années, et fait la connaissance d’autres auteurs avec qui j’ai passé des moments agréables.
Retournerai-je à EU ? Les années se suivent et ne se ressemblent pas…
en tout cas je rebondirai forcément favorablement, puisque ce ne pourra être pire que ce samedi 18 mai.

ci-dessous avec Danièle Gilbert

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