Dédicace à Cora Boussy St-Antoine (91)

Le 29 Mai 2021

Une excellente journée, une reprise extraordinaire 

Je suis à peine arrivée devant ma table, les livres tout juste sortis de la valise, encore dans leur cellophane, que Ruxandra s’y intéresse, et repart avec une requête… il est tout juste 11h10. La journée s’annonce bien  ! 

Un peu plus tard, Ruxandra repasse devant mon stand et me dit en plaisantant « oh il vous reste encore tout ça ? C’est parce que vous ne devez pas sourire assez » 

Ah les masques qui cachent tout !! Mais heureusement que le sourire se voit dans les yeux… 

Ma deuxième lectrice est Jocelyne, merci Joce d’être passée, d’avoir tenu ta parole de venir me revoir pour me prendre le Grain de Riz – tu avais adoré la Requête.

La matinée continue avec Anne et sa fille Anaïs : pendant que Anne lit la 4ème du grain de riz, je tends la requête à sa fille ; la maman me dit alors « Anaïs ne lit pas » ; Anaïs prend quand même, peut-être pour ne pas me vexer, ou contredire sa maman… j’ai donc devant moi deux visages penchés sur les résumés, je me tais pour les laisser lire ; puis Anaïs déclare qu’elle a trop envie de savoir la suite, pendant ce temps Anne repose le grain de riz – pas bon signe ça – et se penche sur la requête.

Ni une ni deux je l’interpelle :

« Et vous, qu’avez-vous pensé du grain de riz ? »

Là, je ne me serais jamais attendue à sa réponse, alors que je croyais tout perdu du fait qu’elle l’avait reposé :

« Je prends les 4 »

Des instants comme celui-ci sont savoureux, et j’en ai connu un autre dans la demi-heure qui a suivi ;

C’est au tour d’Ida, qui me déclare qu’elle n’a pas le temps, mais je vois que son œil semble démentir ; je lui sors donc ma phrase fétiche qui m’a déjà valu une lectrice fidéle lors d’une précédente dédicace…

« Vous savez, le temps n’est que ce que vous voulez bien qu’il soit ». Ida m’a souri et m’a écoutée, j’ai fait vite pour ne pas la retarder ; elle opte sans grande hésitation pour les 4, parce qu’ils répondent tous à sa façon de penser et d’appréhender les choses, toutes ces choses invisibles autour de nous, mais qui sont pourtant bien réelles, comme je le décris à chaque présentation. Puis c’est moi qui me mets à l’écouter, elle me raconte son expérience proche de la mort, pendant laquelle elle est devenue ultra légère (elle a comparé son poids à celui d’une feuille qui est encore plus lourde que ce qu’elle ressentait alors), et elle se déplaçait à la vitesse de la lumière, est allée même voir sa sœur aux Etats-Unis et lui a rapporté par la suite une discussion que sa sœur avait eue, qui prouvait ce qu’elle avait vécu.

Tout à coup le temps ne semblait plus avoir d’importance pour elle, drôle hein ? Elle m’a longuement raconté son expérience, et moi je me passionnais à l’écouter.

Il n’était pas encore 13h, et j’avais battu mon record de ventes sur une matinée, forte de la certitude que l’après-midi serait encore meilleur.

Ça a été le cas, et que de touchantes rencontres :

Edith, accompagnante en fin de vie ;

Corinne, qui fait des sorties de corps volontaires et a connu aussi une EMI.

Christelle, qui craque pour le duo Grain de Riz et Grain de VieS, et qui était accompagnée de son mari handicapé suite à un coma dû à un accident de voiture ; elle me précise qu’elle a rencontré son mari après son accident ;

Inès, 16 ans, dévoreuse de livres et rêverait d’écrire. Elle flashe sur la couverture de la réalité du rêve et court demander à sa mère si elle peut le prendre. Sa mère accepte, Inès en bondit de joie devant mon stand ; je lui fais une dédicace qu’elle lit devant moi et me remercie les yeux brillants, très émue : « Si tu veux écrire, tu écriras, crois toujours en toi et en tes rêves »

La journée s’étire, mes livres partent les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, il est presque 18h30 ; je m’adresse à une femme qui semble hésiter devant le présentoir où se trouvent le dernier Lévy, Françoise Bourdin, et autres auteurs connus ;

« Il ne m’en reste qu’un, vous ne voudriez pas une belle dédicace pour la fête des mères ? ». Elle vient devant moi, prend le grain de riz, et sans même le retourner pour en lire la 4ème, me dit :

« Je le prends, ça me fera une joie d’être celle par qui vous aurez fait un sans-faute ». Elle n’a même pas voulu de dédicace, parce qu’elle l’offrira peut-être mais ne sait pas à qui.

Merci l’inconnue, ce fut encore une réaction à laquelle je ne me serais pas du tout attendue.

Je suis partie valise et cœur légers… et une reconnaissance énorme envers toutes ces personnes qui rentrent dans mon cercle de lecteurs, qui m’ont écoutée et ont tellement à raconter.

Ma table à la fin de la journée

Samedi prochain, le 5 juin, je serai à AUCHAN Neuilly sur Marne

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